Publié le 13 mai 2020
Autre

Témoignage du confinement #10

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La situation que nous vivons dans le monde est inédite et Albi ne fait pas exception. Alors que la majorité des Albigeois est confinée à domicile, d’autres continuent à assurer les services à la population. Mais pour chacun d’entre nous, la vie a radicalement changé.

La MJC d’Albi essaie de maintenir le contact et la proximité entre nous, pour partager ces moments qui bouleversent nos existences.

La ville d’Albi nous a sollicité pour recueillir les témoignages de nos adhérents, de nos intervenants, de nos bénévoles et de nos animateurs. Nous t’invitons à témoigner avec tes mots de ce que tu vis au quotidien, de la manière dont tu appréhendes cette période, seul ou avec tes proches, en télétravail ou sur le terrain.

Aujourd’hui, le témoignage de Audrey – membre du groupe Back To Möbius

Je ne pense pas que je trouve le temps long. J’ai surtout l’impression qu’il s’est arrêté. L’ennui n’est pas vraiment mon problème, mais ne pas pouvoir me projeter, ça l’est. L’annulation des ateliers, concerts, stages, formations, c’est une chose. Ne pas savoir quand ils reprendront en est une autre.

Alors pour éviter de cogiter du bocal, comme souvent en temps de crise, ce sont les activités manuelles qui prennent le pas: cuisine, déco, musique, les petits défis DIY et les petits challenges sur les réseaux (#BoleGame, #HomeArt, #MixageFou…). C’est sans oublier le contact social, même s’il est numérique, qui se traduit souvent par des parties de Black Story ou de Code Names sur messenger.

Puis on réinvente le quotidien, mon anniversaire s’est soldé par une partie de fléchettes, un gâteau au chocolat, une surprise des copains pour souffler la bougie par webcams interposées et un dîner aux chandelles à la maison (je m’étais même maquillée oui oui…). A force d’imaginer de nouvelles règles pour nos jeux de société (Petits chevaux avec des cartes, Pictionnary avec le Code Names et une ardoise…), on envisage sérieusement l’organisation d’un marathon du jeu d’ici la fin dumois. J’imagine bien l’épreuve de l’Aquarium comme dans Fort Boyard… soyons raisonnable, point de tarentules ou de serpents dans notre appartement.

Depuis le début du confinement, Shida, mon chat, se fait la malle dans les jardins toutes les nuits…c’est nouveau, il faut croire que la désertification des rues a donné des envies d’aventure à ce froussard invétéré, comme la plupart des animaux. Même si les virées s’accompagnent parfois d’indigestion, de limaces rampantes sur ses longs poils, de séances de séchage après la pluie, de blessures aux pattes arrière et dernièrement d’une toux dont l’origine est inconnue, ce sont les joies de la liberté.

Point de commentaires sur la situation sanitaire et économique, que je suis de près, j’en reviens à mon pain maison, et ma faisselle de lait cru caillé au vinaigre blanc. Histoire de passer le temps.